Alexandre Douguine : « Kemi Seba, espoir africain d’un monde multipolaire »

Alexandre Douguine est le plus influent penseur de la Nouvelle Russie dirigée par Vladimir Poutine. À travers l’ouvrage ‹‹ l’Afrique libre ou la mort ›› écrit par Kemi Seba, Douguine fait une synthèse de ce que vaut la lutte politique de Kemi Seba pour l’avènement d’un monde multipolaire.

Partageant naturellement les mêmes valeurs politiques d’un monde multipolaire avec Kemi Seba, Alexandre Douguine a apporté une préface à l’important ouvrage – un best-seller – de ce dernier, paru en 2018 aux éditions New African, et réédité chez Fiat Lux. Nous vous proposons l’extrait de cette préface qui synthétise brillamment la dimension géopolitique et intellectuelle du combat de Kemi Seba pour une Afrique puissamment souveraine.

Re (lire) : https://afrique-mere.com/cointelpro-francais-programme-delimination-de-la-resistance-panafricaniste/

Alexandre Douguine : « Jusqu’à il y a encore quelques années, l’Afrique était dans l’impasse. Après la première vague de décolonisation des années 1960, les nouveaux régimes africains essayèrent toutes les idéologies politiques de l’ère dite « moderne ». Cette démarche entraîna, dans les pays post-coloniaux, l’émergence de sociétés libérales, nationalistes, communistes ou socialistes.

Malheureusement, la stricte application de ces paradigmes politiques exogènes entraîna dramatiquement les nations africaines dans un inéluctable déclin, chaque idéologie politico-sociale dépendant d’un contexte matriciel précis. En imposant les principes de la modernité occidentale au quotidien des masses, pourtant si éloignées de ces courants épistémologiques, les élites africaines détruisirent et pervertirent les identités profondes des peuples, tout en pensant, paradoxalement, densifier ces dernières. Elles se libérèrent du colonialisme physique, mais pas du colonialisme mental.

D’un point de vue sémantique, ontologique, et spatio-temporel, l’Afrique, de par son aliénation intégrale, constituait, depuis des siècles d’oppression, le monde à part ou les mondes à part, considérant que ce continent est un univers pluriel et polycentrique. Monde à part, notons le, mais dont les ressources minières servent toujours, malheureusement, de trésorerie au reste des puissances prédatrices.

Mais il semble que, ces dernières années, la roue soit progressivement en train de tourner dans le bon sens.La révolution politico-culturelle de la réappropriation de soi semble poindre à l’horizon, en Afrique. Et si le processus apparaît enclenché, c’est qu’il a, entre autres, trouvé moteur en la personne du dénommé Kemi Seba, jeune leader charismatique, atypique, africain, né et ayant grandi en France, avant de retourner vivre en Afrique et de faire de la défense de ce continent la mission de sa vie.

Kemi Seba

Kemi Seba est un homme de son temps. Parlant le verbe haut, faisant écho aux colères des couches prolétarisées du continent noir et de sa diaspora… »

En substance, cette préface est le symbole du rapprochement idéologique et politique de l’Afrique – portée par le panafricanisme souverainiste – et de la Nouvelle Russie pour l’avènement d’un monde multipolaire. Dans ce monde multipolaire, prôné par Kemi Seba, l’Afrique sera une puissance régionale autonome et souveraine comme les autres blocs civilisationnels.

Afrique-mère, le point de vue africain

Leave comment

Your email address will not be published. Required fields are marked with *.